Un banc en noisetier est un choix absolument magnifique et plein de caractère. C’est l’essence même du mobilier de jardin authentique, durable et parfaitement intégré à la nature. Le bois de noisetier (souvent travaillé en branches ou en gaules) apporte immédiatement ce côté « esprit des bois », à la fois rustique, poétique et très graphique.
Voici tout ce qu’il faut savoir pour adopter, fabriquer ou entretenir un banc en noisetier.


Pourquoi choisir le noisetier ?
Le noisetier est un bois très apprécié en vannerie et en petite menuiserie extérieure pour plusieurs raisons :
- Esthétique brute : Son écorce lisse, satinée, aux nuances gris-brun et parsemée de petites lenticelles, offre un visuel unique.
- Flexibilité et robustesse : Les jeunes branches sont très souples (idéales pour des dossiers tressés ou courbés), tandis que les sections plus épaisses deviennent extrêmement rigides et solides pour l’assise et le piétinement.
- Éco-responsable : C’est un bois local, souvent issu de la taille des haies ou du recépage. C’est le roi de la récup’ nature et du circuit court.
3 Idées de styles pour votre banc
Selon votre âme de bricoleur ou l’ambiance de votre espace, plusieurs designs sont possibles :
1. Le style « Brut de forêt » (Le plus accessible en DIY)

- Le principe : Utiliser des rondins épais pour les pieds et une demi-bûche (gros tronc fendu en deux dans la longueur) pour l’assise.
- Le look : Massif, stable, parfait sous un grand arbre ou au milieu d’un massif de plantes vivaces.
2. Le style « Tressé en plessis » (Esprit jardin médiéval)

- Le principe : La structure (pieds et montants) est faite de branches de noisetier épaisses, et le dossier ou l’assise est réalisé en tressant de fines gaules souples de noisetier (comme on le ferait pour une bordure de potager en plessis).
- Le look : Très aérien, artisanal et plein de charme.
3. Le banc « Fauteuil de trappeur »

- Le principe : Un assemblage de branches de sections moyennes (4 à 6 cm de diamètre) fixées entre elles pour former une structure de banquette, à la manière des meubles canadiens ou « Adirondack » version sauvage.
Quelques conseils si vous souhaitez le fabriquer (DIY)
Si vous avez l’occasion de récupérer des branches de noisetier, c’est un projet de menuiserie verte (green woodworking) très gratifiant :
- La récolte : Coupez le bois de préférence en hiver (hors sève) pour qu’il soit plus stable et que l’écorce adhère bien.
- L’assemblage : Le noisetier vert se travaille bien, mais il va légèrement rétrécir en séchant. Pour les fixations, privilégiez des vis en inox (pour éviter les traces noires de rouille dues aux tanins du bois) et des assemblages par tenon-mortaise simples si vous êtes équipé.
- La stabilité : Pour les pieds, si vous les enfoncez directement dans le sol, brûlez légèrement la partie enterrée (technique du bois brûlé) ou passez une couche de protection pour éviter le pourrissement rapide.
Entretien : Comment le faire durer ?
Le noisetier est un bois moyennement durable en extérieur s’il est soumis aux intempéries directes. Sans protection, il prendra une jolie patine grise avec le temps, mais finira par se dégrader en quelques années.

- L’emplacement idéal : Sur une terrasse, sous un porche, ou placé à l’ombre sur un sol bien drainé (évitez le contact direct de l’assise avec l’herbe humide constante).
- La protection : Pour saturer le bois et conserver l’éclat de son écorce sans la dénaturer, appliquez un mélange de 50% d’huile de lin et 50% d’essence de térébenthine (avec un peu de siccatif pour accélérer le séchage), ou une huile pour bois extérieurs biosourcée.
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