Le salon occupe le cœur battant de la maison, dans un vaste volume brutalement ouvert sur la cuisine. Un lambris vertical, peint d’un blanc radical, scalpe les murs et les étire jusqu’au plafond. Le parquet, lui aussi recouvert de ce blanc assumé, amplifie sans filtre la sensation d’espace et de lumière crue. Des portes-fenêtres claquent vers le jardin de part et d’autre de la pièce, qui s’offre une double exposition presque insolente. De longs voilages blancs domptent le soleil, laissent filer la brise marine et font vibrer l’air comme une scène de cinéma. Cette blancheur enveloppante impose une toile de fond quasi clinique, parfaite pour faire exploser les objets colorés. Un plaid aux motifs fleuris et en zigzag vient casser cette rigueur et embraser le dossier d’un canapé.



Une grande table de ferme patinée trône sans partage au centre de la pièce, défiant les cuisines trop sages. Son plateau en bois blanchi, presque insolent, repose sur des pieds peints en gris, volontairement marqués par le temps. Au fond, dans le vaste garde-manger, des rangées de bocaux en verre s’alignent comme une armée transparente. Cette réserve ouverte s’impose comme un manifeste déco à part entière, bien plus qu’un simple rangement.







Plusieurs terrasses en bois, bordées de garde-corps blancs en croix, se jettent fièrement face à la mer. Un abri ouvert, meublé d’une chaise longue et d’une banquette, revendique une ombre insolente aux beaux jours. La palissade blanche claque en limite de jardin et défie les bourrasques marines en protégeant jalousement ses massifs.



Source inigo.com



